Le Concerto pour violoncelle de Dvořák

Antonín Dvořák (1841-1904), profondément attaché à sa Bohême natale, achève son Concerto pour violoncelle en 1895 alors qu’il séjourne aux États-Unis. Il s’agit de la dernière de ses grandes œuvres concertantes. En trois mouvements, le concerto s’ouvre sur un Allegro empreint de noblesse, suivi d’un Adagio d’une grande intensité où transparaît l’hommage à sa belle-sœur disparue – qui fut également son grand amour. Le Finale, d’abord martial, s’épanouit jusqu’à une coda méditative, concluant ce sommet du répertoire sur une note de recueillement.
Robert Schumann (1810-1856) compose sa Symphonie n° 3 en 1850 : elle traduit l’enthousiasme du compositeur pour le paysage et l’histoire de la vallée du Rhin, région qui incarne pour lui un idéal romantique. Structurée en cinq mouvements, l’expressivité culmine dans le quatrième où l’architecture sonore évoque la cathédrale de Cologne dans une écriture solennelle inspirée du choral religieux. Célébration d’un territoire autant qu’une affirmation du style orchestral de Schumann, cette symphonie demeure l’une des plus lumineuses du répertoire.